Palsambleu!

Effectivement j’ai pas le sang bleu, d’autant plus que ce juron veut plutôt dire: de par le sang de Dieu!

Avec tous ces europeéens qui ont plus de particules que de parties-têtes, on se croiraient encore à l’époque pré-revolutionnaire où la noblesse régnait. Ma copine parisienne (1980) avait même deux particules (De Beuzelin de St Ours) et elle était bien douée de ce côté-là. Parfois il y a un nom puis une particule comme mon ami Hervouet des Forges.

Quoique ce n’est plus tellement le temps des barrons larrons, des (ac)comtes et des vi(ce)-comtes, les Brits sont les plus acharnés à garder leurs titres de noblesse. Résultat: une floppée de Lords dégénérés, mais la reine tient bon à sa (basse)court. Tout ce decorum fait beaucoup de pognon à l’UK. C’est K Okay, comme on dit. Un titre qui me fait chialer c’est Earl. Cela me fait toujours penser à James Earl Jones, à la fameuse voix de basse, et à “Earl the Pearl” l’illustre basketballer Americain.

Chez les teutons, c’est les van et les von au lieu des de. Seulement pour chaque “von Karajan” il ya plusieurs Hofmann (homme de court, avocat), kaufmann (commerçant), Zuckermann (homme de sucre!). C’est un méli-mélo (mishmash) de melomanes. Les anglo-saxons ont aussi leurs Miller (meunier), carpenter (charpentier) ou mason (maçon). Enfin, il y a les Jones, les Saillards et les Hahns

Chez les Arabes et les Juifs c’est les Ben et les Abou. Plus que la provenance géographique des van/von/de c’est la provenance généalogique qui compte. Qui est le fils de qui. Surtout qui est le père parce que la mère on doit le savoir quand même. On m’a souvent appelé Benjani,  ou le Marquis de la Bejjanière, parfois l’abbé Jani, parfois pire. Le fait est que Bejjani veut dire provenant de Bejjé (banlieu de Byblos) comme Beyrouti, Bhamdouni, etc. Le prefix devient un suffix.

Le titre Marquis est assez intéressant car c’est la même phonétique que Marquee qui veut dire châpiteau en Anglais, comme pour les théatres et les cinémas. Je me demande s’il n’y a pas une légère connection avec le Marquis de Sade. Cela remonte peut-être au temps où les “marquees” présentaient souvent les films de Dracula at du Comte de Frankenstein, ses cousins germains.

Enfin les Russes aussi aiment identifier le père. C’est pour eux un signe de respect à la personne interpelée: Si tu es Julia et ton papa s’appelle Boris, ton nom devient Julia Borisovna et ensuite le nom de famille. Seulement il ya des centaines de Julia Borisovna parce que ce sont des noms très communs donc ce format ne résoud pas tellement le probléme de paternité. Bientôt on aura notre ADN tatoué sur la peau avec des lecteurs electriques qui vont coincer les papas du monde entier. Ceux qui sont sans coeur, devront se tenir à carreau, ou c’est la pique, saperlipopette!

Les noms mixes sont maintenant en vogue, surtout parce que les dames ne veulent plus céder leurs noms de jeunes filles, et parce qu’il y a de plus en plus de couples du même sex. Par ailleurs, avec le taux de divorce, les noms deviennent très complexes. Vive les tatouages et les bar-codes.

Aga-même-nom ordonnait, quand il avait une dent contre quelqu’un qui lui avait dit “mon oeil!”, avec un regard persan, ou “va te faire voir chez les Grecs”: “Prends son pied…ou sa main”.

De toute façon pour ce qui est de la NSC, DNI, NSA, CIA, FBI, FSB, Interpol et tous ces gens à initiales, on n’est déjà qu’une série de numéros! Vous n’avez qu’à demander à St Julien l’Archange, au leaky wick, à Edward Snowjob ou bien mieux à Susan Rice, la psèftomane. Rice rolled the dice one too many times. Riz-ra bien qui pleura la première. Rice should be put on ice for all her vice.

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